lundi, mai 7 2012

Vive la république et vive la France

7 05 2012

Youpi ! Nous voilà avec un nouveau président.

Triste de pas avoir suivi l'élection en direct mais j'ai quand même ouvert un oeil à 4h du mat' pour voir le résultat... sans grande surprise.

Et même si j'avais été plus convaincu par le "changement c'est fait" après avoir vu le débat Sarko-Hollande il y a quelques jours, le discours de prise de fonction de ce dernier me laisse pantois... car il semble avoir perdu son charisme trouvé à la dernière minute et qui lui faisait tant défaut auparavant.

Advienne que pourra devrais-je dire puisqu'après tout, pas mal des faits, gestes et parties du programme du sortant m'ont dégoûté... mais il avait ces atouts faisant défaut au nouveau : une expérience internationale et une conscience que la France n'est plus seulement une nation de français dont il faut amadouer les révoltes, mais bel et bien un pays faisant parti d'un monde dont le maître mot est compétitivité.

Je vous laisse d'ailleurs sur un article somme toute violent mais qui résume bien le point de vue des marchés : www.reuters.com/hollande.


Bonne chance à vous monsieur le président, bonne chance à la France, et autant que faire ce peu, "rassemblons nous" !

samedi, décembre 17 2011

Mon coiffeur

17 12 2011

Petite histoire de vie, quotidien comme on en fait tant, mais qui dans ce pays du bout du monde revêt d'un exotisme plaisant.

Mon coiffeur, je l'ai choisi simplement en traversant la rue devant chez moi (j'ai depuis déménagé mais lui reste fidèle). Devanture verte fluo, VTT vert fluo et moto verte fluo parqués dehors, scooter old school japonais aussi, vert. Le salon de coiffure est design, comme tout ce qui se fait ici. Murs, mélange de béton armé lissé et de peinture de couleur... je vous laisse deviner.

Mon coiffeur, ou plutôt "mes", puisqu'il y en a deux, est un couple de trentenaire. Elle d'un look discret qui ne laisse transparaitre que douceur et gentillesse. Lui... Jean large estampillé "Fubu", chaussure de chantier à apparenter à des santiags, cheveux long de couleur noirs et teints d'un jaune douteux par endroits dans lesquels je verrai bien planté une plume de Sioux, et en guise de ceinture une grosse bande de cuir bardée de poches dans laquelle il jette délicatement ses instruments de torture... pardon, coiffure. Ca fait un bruit de clinquement quand il marche et pour peu je me croirais au farwest avec un indien du monde moderne prêt à me tailler le scalp.


Rassuré le premier jour en entrant dans la boutique; et a la vue de ses bras nus entièrement tatoués à la manière des Yakuza je lui ai timidement tendu mon badge de travail comportant une photos de moi avec les cheveux courts, me ravisant d'employer le vocabulaire que je venais d'apprendre pour la circonstance : "Kitte kudasai" - "Coupez (les cheveux) s'il vous plait"... me jurant que la prochaine phrase à connaitre serait "pas trop court derrière les oreilles, s'il vous plait".

Après avoir regardé la photo attentivement, ledit Amerindo-japonais a émis un son, "Onaji ?" (pareil ?), d'une voix fluette et à peine perceptible... Et la, comme dans une BD, j'ai scotché, puis étouffé un fou rire. Le maléfice etait levé ! La brute sanguinaire transformée en Bisounours était devenu par la même mon coiffeur préféré.

Pour être tout à fait franc, question coiffure c'est plutôt sa femme que je préfère et il semble bien qu'il préfère que ce soit elle qui s'occupe de moi, protocole oblige. Car, j'y viens, c'est bien du "cérémonial" dont je souhaitais parler à l'origine. La coiffure au Japon est loin de celle enjouée mais expéditive de NYC et encore plus loin de celle moins enjouée mais tout aussi expéditive de Paris.

Au commencement était la prise du manteau. Main tendues paumes vers le haut, légère courbette de la tête gratifiée d'un "sumimasen" (excusez moi) ; en toute simplicité. Pas de shampoing au début, on m'assoit directement dans le fauteuil de coiffure, et comme je suis maintenant un habitué c'est d'une jolie phrase que nous commençons la conversation qui en aura 2 (mon japonais est toujours aussi bon): "itsumo gurai?" (comme d'habitude ?). Fier de faire parti des anciens, et par la même de taire le regard de l'autre client qui me fais des yeux de "que fait un gaijin ici ?", je réponds d'un simple oui. On me mets une première petite serviette type rince doigt sur le col pour le confort, puis une autre petite pour faire étanchéité, et enfin on me passe le fameux "poncho" de coiffure. Pas de coupe à la tondeuse mais aux ciseaux. Je sens à peine les mains de la coiffeuse, délicatesse extrême et musique douce (française) en toile de fond (troublée seulement par les cliquetis des instruments de son mari amérindien). J'ai envie de dormir. Elle me met des barrettes dans les cheveux pour isoler les zones à couper ensuite, s'arrête de temps en temps pour vérifier l'exactitude de son travail, scrute avec attention mes expressions pour savoir si je suis satisfait, et coupe avec extrême prudence (et à mon grand regret) la zone grandissante de ma calvitie précoce.

Coupe finie, on m'enlève mon poncho et on me fait passer au shampoing. Là, avec tout le respect (donc cérémonial) que l'on doit à un client au Japon, on me met une serviette sur les genoux pour me protéger d'éventuelles éclaboussures, on allonge le siège, et surprenant je me vois déposer sur la face un mouchoir en équilibre pour que je ne me retrouve pas les yeux dans les yeux avec le coiffeur. 100L d'eau après (l'écologie au japon c'est pas encore ça) et séchage des cheveux méticuleux (intérieur des oreilles comprises) il est toujours la en équilibre sur mon nez ! On me tend enfin une petite serviette humide et chaude pour 'm'éponger' le visage, en me gratifiant d'un sourire et d'un "Osukarasama desu", qui en traduction littérale donnerai "Votre dur labeur est fini (veuillez accepter de vous reposer)".

Dernier passage au stand coiffure non sans avoir remis délicatement mes cheveux droit afin que je n'ai pas trop peur de ma calvitie (l'attention est adorable mais bizarrement au bout de deux fois j'ai du mal à l'apprécier). Application d'un gel qui pétille sur la tête (j'ai demandé une fois l'utilité mais ne m'en souviens plus), massage de crâne et d'épaules, séchage de cheveux et enfin dernière retouche pour couper un cheveu qui dépasse - à chaque fois la mine très concentrée qui tente de me conforter dans le fait que le travail à été bien fait. J'approuve d'un hochement de tête, d'un grand sourire et d'un Arigato. Paiement en caisse, 3 coups de tampon sur ma "Pointo Cado" ("Point Card" - carte de membre) qui au bout de 3 ans n'a toujours pas atteint la coupe gratuite et on me raccompagne à la porte en me disant au revoir d'une courbette.

Une heure après être entre dans la boutique, je ressors heureux, me demandant alors comment je pourrais à nouveau apprécier le service à la française...

mercredi, septembre 21 2011

Youpi, l'école est finie !

21 09 2011

Au Japon, ce qui est bien c'est que les éléments sont toujours la pour nous rappeler à notre simple condition humaine.

Je n'aurais jamais espéré ça auparavant, mais ça y est c'est fait, je suis rentré à la maison à l'heure de la fin des classes !
Et voici donc pour m'aider dans cette entreprise et au menu de cette après-midi, un Typhon. Et pas n'importe lequel puisque celui-ci a réussi pour une fois (ce n'est pas arrivé durant les 3 ans de vie ici) à garder de sa force en traversant la chaine montagneuse au Sud de Tokyo et arbore fièrement ses 140km/h de vent. NYC a été évacué pour moins que ça il y a 3 semaines, Tokyo s'est organisé à la dernière minute, mais il faut croire que de ce point de vue l'expérience parle.

J'ai reçu un communiqué des RH à 15h, à 16h j'étais dans un métro bondé, un peu perturbé mais toujours avec des rames toutes les 3 minutes (ce qui bien sur ne durera pas). Retour à la maison en courant sous une pluie battante (le mot est faible), après avoir fait une tentative d'ouverture de feu mon parapluie, soldée par un échec cuisant.



Me voici donc à "l'abris" depuis une heure, profitant du spectacle de l'intérieur et me demandant bien ce que je ferais si les fenêtres venaient à se briser. Le vent est violent, s'engouffre dans n'importe quel trou d'aération, les murs vibrent. Je suis étrangement calme en fait pour la circonstance, à en croire que les événements du 11 mars derniers y sont pour quelque chose...

Avant de vous quitter, voici mes dernières réflexions au rayon de mes rêvasseries éveillées...

  • "Ce qui est bien c'est que s'il y a un tremblement de Terre on ne le sentira pas"
  • "Est-ce que les Japonais seront aussi aimable qu’à l'habitude en cette circonstance, à savoir déposeront-ils quelque part en évidence pour que je puisse les retrouver mes lunettes perdues durant ma course ?"
  • "Et Fukushima dans tout ça ? Vagues de 7m prévues, ça passe ?"
  • "Merci la technologie, grâce à elle j'ai le droit de travailler en 'remote' à la maison. Si mes collègues savaient que je suis en caleçon en plein meeting..."


PS: Une petite pensée pour ceux qui n'ont pu partir du travail à temps.
PS2: 20h - En fait je crois que j'ai parle trop vite pour le tremblement de terre.


mercredi, mai 4 2011

Suivre la situation au Japon

4 05 2011

Veuillez trouver ci-dessous une liste de sites non journalistiques (donc à priori plus objectifs) sur la situation au Japon.

Radioactivité


Sismicité

Journaux, communiqués de presse

Solidarité, ONG


samedi, avril 16 2011

Radioprotection par l'IRSN

16 04 2011

Je suis allé hier à une réunion d'information à l'ambassade de France sur la "Radioactivité et la radio protection" réalisée par Olivier Isnard de l'IRSN.
Ressorti plutôt confiant et ayant posé autant de questions que je le désirais, voici mes quelques notes qui je suppose pourront être utiles aux autres français vivant au Japon (ou rassurant pour la famille).

Les slides de la présentation

radioprotection.jpg
  • Mesures, comprendre
    • Le Becquerel est la quantité physique de matière radioactive.
    • Le Gray est une mesure d'énergie délivrée par la matière radioactive.
    • Le Sievert est l'énergie reçue par le corps de cette matière radioactive.
    • Les mesures préventives (données par exemple par l'IRSN) sont calculées pour une dose de radiation pour un enfant (le plus sujet aux radiations) pendant un an, mangeant un repas équilibre et varié tous les jours.
    • 1 Gray = 1 Sievert.
    • Le Becquerel est une très petite quantité donc est toujours exprimée en très grosses unités (ex: corps humain produisant 8000 Bq).
    • Le Gray et le Sievert sont de très grandes unités donc elles sont tout le temps mesurées en très petites quantités (ex: le vol Paris-Tokyo génère 10 nano Sv / 12h).
    • Le bruit de fond naturel (rayonnement cosmique et tellurique) est de quelques mm Sv/an. Un rayonnement de 150 nano Sv / h est donc très élevé.
  • Effet de la radioactivité sur le corps et voies d'exposition
    • La radioactivité est comme un tatouage, elle n'est pas assimilée par le corps et reste à vie.
    • La dose admissible d'absorption par personne est de 1 mSv/an soit 0,114 uSv/h. Il convient d'ajouter à ça le bruit de fond que j'ai mesuré au fin fond de la ligne de métro Oedo à environ 0,04 uSv/h. En conclusion, la mesure totale à ne pas dépasser est ~0,15 uS/h.
    • Une radioactivité dans l'’environnent de moins de 0,3 uSv/h est considérée comme naturelle.
    • Une radioactivité absorbée de 1 Sv génère un cancer. Au delà de 5 Sv en une seule fois, c'est la mort immédiate.
    • Voies d'expositions
      • Externe (pluie, poussière, etc.).
      • Interne - inhalation : 2 a 5 fois plus impactante que l'externe.
      • Interne - ingestion : 10 a 50 fois plus impactante que l'externe.
  • Radioactivité émise par la centrale
    • Composée de plus de 70 éléments, pas tous dangereux.
    • Chaque élément meurt peu à peu et son temps de désagrégation est compt" en demi-vie.
    • Eléments à suivre:
      • Iode 131 dont la demi-vie est de 8 jours et est particulièrement dangereux pour la thyroïde. Aujourd'hui on peut considérer que pour les premières radiations il a perdu 80% de sa puissance (1 mois = 4 périodes de demi vie : 100 / 2 / 2 / 2 = 12.5 % de puissance restante).
      • Iode 137 dont la demi-vie est de 2 ans.
      • etc.
  • Evolution de la radioactivité dans la chaine alimentaire:
    • La radioactivité s'est propagée d'abord dans l'air avec le nuage radioactif et s'est déposée comme de la poussière sur les végétaux. C'est pourquoi il est recommandé de ne pas manger les légumes à feuilles des préfectures avoisinant la centrale.
    • Du fait des relâchement dans l'eau de mer, elle se propage maintenant dans le milieu liquide (à moindre vitesse, elle parcourra la distance qu'a fait le nuage en plus d'un an) et se dilue peu a peu. Elle contamine le milieu aquatique et donc les poissons. Il faut d'ores et déjà surveiller la provenance de la nourriture marine (et éviter en particulier les coquillages).
    • Enfin, la radioactivité va être détectée dans les viandes car les végétaux irradiés sont aujourd'hui consommés par les animaux. Il faudra faire attention très prochainement à cette partie de notre alimentation.
  • Processus de fonctionnement normal d'une centrale
    • Démarrage : 4 barreaux de combustibles sont mis dans le réacteurs au début de la construction. Chaque année et en rotation, l'un d'entre eux est retiré et placé dans la piscine extérieure pour retraitement. La piscine sert à les refroidir pour arrêter la réaction nucléaire.
    • Fonctionnement normal : La réaction nucléaire des barreaux est contrôlée par de l'eau qui, en circuit fermé, refroidit le coeur du réacteur. Une injection d'azote régulière est réalisée pour stabiliser les gaz présents dans le coeur.
    • Procédure d'arrêt normal : Dans le cas d'un arrêt correct de la centrale, les barreaux sont donc placés dans la piscine pour refroidissement, le réacteur étant de ce fait arrêté (plus de combustible présent).
  • Chronologie des événements sur la centrale
    • Le tsunami a touché la structure de la centrale, le circuit de refroidissement du réacteur a été touché et s'est arrêté de fonctionner.
    • Le circuit de refroidissement de secours a fonctionné mais quelques heures uniquement.
    • Plusieurs réacteurs (2 et 3) se trouvant sans eau ont vu leur combustible non contrôlé mis à l'air libre (dans l'enceinte du réacteur) s'emballer et émettre différents gaz.
    • Les autorités japonaises ont voulu faire descendre la pression de manière contrôlée dans les réacteurs et ont "dégazé" à plusieurs reprises les premiers jours. Néanmoins, les gaz émis par la réaction entrant au contact de l'air ont fait exploser la structure externe. Il semblerait aussi que la structure interne (réacteur) soit maintenant complètement poreuse car il y a la même pression a l'intérieur et l'extérieur des bâtiments.
    • Les piscines de retraitement se sont à leur tour vidées peu à peu (évaporation de l'eau ?) et ont vu le combustible se retrouver à l'air libre. Ce combustible, à l'air libre dégage énormément de radioactivité.
    • Le combustible des réacteurs 1 et 2 a fondu et s'est transformé en corium.
    • Pour pouvoir reprendre le contrôle et donc refroidir le combustible, Tepco a du asperger une énorme quantité d'eau sur les bâtiments. Cette eau a d'abord été celle de la mer puis de l'eau douce. Il y a maintenant 40 tonnes de sel dans les bâtiments et le circuit n'étant pas fermé, les bâtiments sont complètement inondés avec de l'eau hautement radioactive.
  • Quel était le risque encouru quand les autorités françaises ont donné à leurs ressortissant le conseil de partir vers le Sud ?
    • Les explosions successives des réacteurs prédites par les français ont prouvé l'inefficacité des actions menées par les japonais, ceci malgré les conseils avisés de la France en la matière. La France avait apparemment anticipé nombre de problèmes à venir résultant des actions des japonais mais n'a pas été écoutée en début de crise.
    • Les actions menées au début de la catastrophe étaient dérisoires en regard des évènements. Par exemple utiliser de l'eau de mer héliportée alors qu'il fallait un débit énorme pour refroidir les coeurs.
    • Les piscines se vidant peu à peu ont été le facteur déclencheur de la décision. La perte d'une piscine (c'est-à-dire un assèchement de l'une d'elle) aurait été la perte du site car cette dernière aurait généré une radioactivité de plus de 100 Sv / h, radioactivité qui tue instantanément et qui aurait empêché quiconque de se rapprocher du site pour pouvoir arrêter la réaction en chaine.
  • Situation de la centrale aujourd'hui
    • La situation est toujours précaire mais stable.
    • Les émissions atmosphériques sont estimées terminées au 21/22 mars dernier. Il s'agissait des dégazages volontaires. Il n'y aurait plus d'émission aujourd'hui car les éléments sont sous eau.
    • Les émissions liquides se poursuivent en mer.
    • La mise au niveau 7 sur l'échelle des accidents nucléaires s'est fait tard (pour des raisons politiques !!!) mais est normale.
    • Par réacteur :
      • Réacteur 1 : En cours d'arrêt, coeur étanche. Le plus préoccupant finalement car il y a un risque d'explosion possible (très peu probable malgré tout). Il est injecté de l'azote pour éviter l'explosion
      • Réacteurs 2 et 3 : En mauvais état, toits soufflés par des explosions et coeurs non étanches. Matériel radioactif fusionné et donc transformé en corium. En cours de refroidissement.
      •  
      • Réacteur 4 : A l'arrêt, barreaux de combustibles dans la piscine située a 25 m du sol. Peu préoccupant si la piscine ne se vide pas.
    • Les fumées noires vues ces derniers jours semblent être dues à la fusion de pompe ou autre matériel - non préoccupant. Les chercheurs ont eu peur au début que ce soit le corium traversant le béton des réacteurs 2 et 3, mais ceci aurait créé une violente explosion (le corium et le béton en contact sont hautement explosifs).
  • Vue sur la suite du "démantèlement"
    • L'objectif premier est de créer un circuit fermé pour que l'eau injectée pour refroidir les réacteurs ne s'écoule pas partout (y compris dans les salles des machines).
    • Il faudra ensuite pomper cette eau hautement radioactive pour accéder au site.
    • L'IRSN pense qu'il restera ensuite de la boue encore plus radioactive dans le fond de la structure qui empêchera le travail des hommes.
    • Pour pouvoir travailler, il est possible que Tepco doive installer des murailles en béton pour isoler les travailleurs des radiations.
  • Danger pour Tokyo et protection
    • D'après le chercheur, même si le pire arrivait a Fukushima aujourd'hui avec des vents orientés vers Tokyo, il n'y aurait pas de danger pour la ville et ses habitants.
    • Pour se protéger, prendre UNIQUEMENT QUAND LES AUTORITES LE DEMANDERONT une pastille d'iode (à toujours avoir sur soi, disponible à l'ambassade), 6h à 1h avant l'arrivée du nuage.
    • Une mise a l'abris pourra être demandée (mais n'est efficace au mieux que 24h - en considérant une maison avec des murs en béton très épais) ou une mise en confinement (efficace 48h)... autant dire qu'il sera mieux à ce moment de prendre un vol A/R vers une contrée éloignée le temps que le nuage passe.

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